Recours espèces protégées

​Le 22 septembre 2020, Alice Terrasse, l’avocate du collectif SOS Oulala, de Greenpeace Montpellier, France Nature Environnement Languedoc-Roussillon, ANV COP 21 et Extinction Rébellion a déposé un recours auprès du préfet de l'Hérault.

Des scientifiques, par leurs observations jointes au courrier, ont attesté que des impacts écologiques et réglementaires ont été négligés dans la demande de dérogation à la loi sur les espèces protégées.

 

Pour Yves Bas, chercheur en écologie au Muséum National d’Histoire Naturelle, « le projet d'extension du LIEN portera sans aucun doute atteinte à la conservation de la population locale d'Engoulevent d'Europe [oiseau crépusculaire menacé] par perturbation, destruction de son habitat et mortalité directes dues aux collisions routières ».

 

Parmi les 8 espèces négligées par l’arrêté préfectoral, figure également une libellule rare nommée la « Cordulie à corps fin » ou encore la Loutre d'Europe, mammifère particulièrement menacé dans notre région ! Ces espèces s’ajoutent à la longue liste des 109 espèces retenues par  la dérogation de 2019. Le Département ne peut l'ignorer, car la Loutre d'Europe figure dans la liste des espèces identifiées  lors  de l'enquête  publique de 2014. Ces découvertes mettent en évidence l’illégalité des travaux du LIEN, de fait,  notre avocate demande au préfet de l’Hérault de : « Prescrire la suspension de tous travaux de réalisation de la RD 68- LIEN (…) » (code de l’environnement et articles L. 411.1 »).

 

Lettre de l'avocate 

Photo Loutre.jpg