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Destruction intentionnelle d'une plante protégée : la bonne foi du Département est en question.

Dernière mise à jour : 16 déc. 2023

Le 27 novembre 2023

Bref rappel des faits concernant une des 136 espèces protégées impactées par le chantier du LIEN : le cas du Glaïeul douteux.

Le Glaïeul douteux (Gladiolus dubius Guss., 1832) est une plante protégée au niveau national figurant sur la liste de la flore vasculaire de la France Métropolitaine.


Cette plante de garrigue méditerranéenne fleurit au printemps entre avril et mai, seule période d’observation possible de la plante.


Sa présence est avérée sur le tracé du LIEN situé entre le Mas de Matour et Bel Air (commune de Grabels).



ANB, 2023

Le Département obtient une première dérogation en 2019, puis une deuxième en 2021 valant pour 30 puis pour 20 spécimens, soit 50 pieds de Glaïeuls douteux au total. Ces dérogations portent sur 136 espèces protégées. Le Glaïeul douteux figure dans les deux arrêtés préfectoraux : Arrêté n°DREAL-BMC-2019-189-01 du 8 juillet 2019 et Arrêté complémentaire n°DREAL-BMC-2021-299-01 du 26 octobre 2021.

Mais gros soucis : le décompte des glaieuls douteux figurant dans les arrêtés est loin d’être exact. En mai 2023, suite à de multiples prospections, ce sont plus de trois cents spécimens de glaïeuls douteux que nous faisons constater par huissier sur cette zone du tracé du LIEN.


Le chapelet de points roses figurant sur la carte du rapport produit en Août 2023 localise les pieds de Glaïeuls douteux qui vivent dans cet écosystème et qui s’étale au milieu du tracé du LIEN.



Carte OFB/CBN, 2023



474 pieds de glaïeuls douteux contre 50 déclarés à ce jour modifie la donne car le nombre de stations n’est pas concentré sur une petite zone. L’habitat du Glaïeul douteux est vaste : 4 kilomètres de long et 100 mètres de large situés sur l’emprise du tracé du LIEN. Si les travaux du LIEN se font, la destruction sera massive car l’habitat et les conditions de la reproduction de cette espèce protégée seraient mis en péril.


INFRACTIONS PÉNALES : Le Département de l’Hérault écrase une des 136 espèces protégées sans disposer des autorisations pourtant nécessaires.


Faisant fi des informations naturalistes transmises par voie hiérarchique et par voie juridique, et sans attendre d’obtenir l’arrêté préfectoral qui l’autoriserait à détruire ces 474 pieds, le Département procède mi-novembre à la destruction méthodique du sol exactement sur une des zones où ont été constatées les stations de Glaïeuls douteux (cf. zone 1 de la carte OFB/CBN-MED, 2023).



En toute illégalité, des engins mettent le sol à nu, pulvérisent les roches, raclent, arasent et terrassent le terrain : deux collines sont vidées de tout signe extérieur de vie. Les engins écrasent bulbes en dormance et ravagent l’habitat du Glaïeul douteux. Partout, c’est le désert.


Sur cette zone, des dizaines de Glaïeuls douteux ont été constatés mais seules deux stations sont signalées par deux petits triangles en grillage plastique orange de 2 mètres par côté. Ces triangles sont censés signaler la présence de l’espèce protégée aux engins de chantiers. Mais ces 2 triangles sont ridiculement petits tant en nombre qu’en surface : 62 pieds de Glaïeuls douteux sont répartis en bouquets dans cette même zone (OFB/CBN-Med,2023). C’est là, tout au long des flancs des collines, que sont passés les engins en novembre 2023.



Là où un triangle de « protection » a été implanté manifestement a posteriori, les machines ont également œuvré : le sol est mis à ras, les roches fracturées puis recouvert de petits tas de pierres.


La destruction de l’espèce protégée et de son habitat est manifeste Nous dénonçons la violence et l’illégalité de ces actes. Le Département n’hésite pas à détruire la biodiversité dès qu’elle se met en travers de son chemin.


Le Département piétine le droit et les glaïeuls en espérant économiser du temps et quelques sous.




Nous avons à nouveau tiré la sonnette d’alerte auprès de l’OFB pour que cessent ces travaux illégaux et pour que le Département se mette en conformité avec le droit de l’environnement.

Pour l’heure un temps d’arrêt est marqué sur cette zone depuis le 20 novembre, mais la destruction est faite et ne doit pas être passée sous silence. Nous en faisons part à la presse et à tous les réseaux susceptibles d'agir : le Département n’est pas au-dessus des lois.


Pour plus d’informations sur le Glaïeul douteux :

La Presse


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