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  • sosoulala

NON A La DESTRUCTION SYSTEMATIQUE des ESPECES PROTEGEES

Dernière mise à jour : 2 janv.

Le 13 décembre 2023

L'opération Glaieuls douteux continue : les passages en force du Département pour détruire le vivant sont flagrants. Nous sommes allé.e.s. en faire le constat avec la presse ce 13 Décembre. La sous-estimation systématique du vivant est manifeste. La Loutre d'Europe est considérée comme "potentielle" par le Département. Mais sa présence est avérée. Regardez notre vidéo fugitive, mais belle et certaine :




600 mètres d’habitat et plusieurs dizaines de pieds de glaïeuls douteux ont été massacrés mi-novembre (zone marron foncée). Sur le tracé de 4 kms de long, les zones signalant la présence de l’espèce protégée sont ridiculement petites en surface et en en nombre : neuf petits points rouges à peine visibles contre un chapelet permanent de stations de glaïeuls douteux.


Au centre du tracé, où réside la majeure partie des stations de glaïeuls douteux, les secteurs rubalisés pour signaler et protéger leur présence sont ridiculement petits.

Le zoom de la carte réalisée sur la zone du chantier, montre l’arasement du sol et l’insuffisance du balisage. Sur 3 des secteurs balisés, seul un secteur correspond à la zone d’emplacement des Glaïeuls douteux. La majeure partie des stations sont hors balisage. Et lorsque le balisage est correctement positionné, cela n’a pas empêché les engins d’y passer.


Là où un triangle de « protection » a été implanté manifestement a posteriori, les machines ont également œuvré : le sol est mis à ras, les roches fracturées puis recouvert de petits tas de pierres. Voir les images que nous avons réalisées et publiées dans le post précédent.

Lorsque l’on sait que les bulbes sont à 10 centimètres de la surface du sol, on sait que la destruction, l’altération et la dégradation des spécimens de glaïeuls douteux et du milieu est manifeste.

Si le chantier redémarre demain, les glaïeuls douteux et la loutre d’Europe seront définitivement appelés à disparaitre, comme les 136 espèces protégées du plateau de Bel Air. Nous dénonçons les infractions commises.


L’obtention d’une énième dérogation de complaisance, le 13 décembre 2023 en fin de journée est une couverture institutionnelle tardive. Ce troisième arrêté préfectoral vaut pour transplanter 600 pieds de glaïeuls douteux et en détruire plus de 300. Mais il vient après les infractions commises.  De surcroît, l'arrêté préfectoral entre en violation de la charte de l’Environnement et de l’article L123-19-2 du code de l’environnement qui contraint l’administration à informer le public et à lui laisser la possibilité d’émettre des observations. Aucune consultation publique n'a été organisée. Enfin, ni le CNPN (conseil national de protection de la nature) ni le CSRPN (conseil scientifique régionale de protection de la nature) deux institutions environnementales devant donner leur avis, n'ont été saisies.


Le «business as usual » s’affiche. Quelles que soient les réalités de terrain, les ententes de "régularisation" entre aménageurs et autorités renversent le réel. A coups de réglements, de mépris et de violence, le Département piétine la diversité des vivants. Mais nous aimons la vie. Imaginons d’autres scenarios. Regardez nos vidéos sur les espèces protégées du LIEN sur Facebook, une nouvelle série spéciale. A bientôt !


Notre communiqué de presse avec toute l'information détaillée sur la destruction des espèces protégées (un pdf).

Notre Revue de presse :

Gazette de Montpellier, 19/12/2023 :



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