Les raisins de la colère

Sauvons l’air, l’eau et la formidable biodiversité au nord de Montpellier !

Le Département veut construire un périphérique et une liaison autoroutière entre l’A9 et l’A750, le L.I.E.N. au Nord de Montpellier, entre Saint-Gély-du-Fesc et Bel Air. 85 millions d’euros seront dépensés pour polluer l’air que l’on respire, l’eau que l’on boit, accroître les risques d’incendies et d’inondations. C’est-à-dire saboter nos ressources et notre capacité à faire face aux changement climatique.

Encore une fois un Département s’apprête à sacrifier notre santé pour faire passer un vieux projet des années 80. Il faut stopper ces projets qui nous rendent malades !

 

Et pourquoi ? Pour aller plus vite en voiture à Montpellier et dans les villages périphériques ? À l’heure où le monde entier s’efforce de sortir du modèle de la voiture individuelle et du tout camion, où les métropoles interdisent les voitures en ville, où nos ressources se raréfient, est-il encore possible de dire qu’il est dans l’intérêt public de dépenser de l’argent public pour la construction d’une route de quelques kilomètres qui ouvre la voie à de nouvelles zones commerciales et industrielles ? Ne laissons pas polluer notre air et notre eau. Protégeons une des dernières zones naturelles autour de Montpellier, une biodiversité exceptionnelle en Europe, un bien commun pour nos enfants.

 

On sacrifie notre survie pour notre confort immédiat !

Le collectif considère que le L.I.E.N. est le cheval de Troie d’une future urbanisation massive du nord de Montpellier intensifiant le tout voiture et le tout camion et dévorant toujours plus de terres agricoles pour le tout béton. Ce projet d’un autre temps utilise des arguments soi-disant écologiques car le L.I.E.N. est supposé désengorger le trafic au nord de Montpellier alors qu’il ne cesse de fabriquer de nouvelles routes qui seront à nouveau saturées.  Plus on facilite la vie aux voitures individuelles, plus il y a de voitures et de béton. Véritable appel d’air pour les entreprises de travaux publics et les zones d’activités commerciales et artisanales, le L.I.E.N. engorge, détruit et pollue.

 

SOS Oulala se mobilise contre les politiques d’aménagement des territoires qui répètent le vieux modèle de croissance économique en les teintant légèrement en vert. Alors que la France, dont la métropole de Montpellier, a été mise à l’index par la Cour de justice européenne pour avoir dépassé « de manière systématique et persistante » la valeur limite annuelle fixée pour le dioxyde d’azote, la métropole continue à bétonner. Au lieu de changer de politique, elle soutient le L.I.E.N. mis en œuvre par le Département de l’Hérault. Nos autorités territoriales cèdent toujours plus de terres aux grandes surfaces, routes, ronds-points, voitures, camions et lotissements. Elles se refusent de prendre au sérieux les engagements sur le climat et environnementaux.