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Manifeste Sos Oulala

À l’heure de l’écologie, Montpellier contre l’environnement ?

 

Après avoir transformé le sud de la ville en zone bétonnée, la Métropole de Montpellier, le Département de l’Hérault et les communes du Grand Pic Saint Loup s’attaquent au nord de la ville relativement épargné jusqu’ici. La métropole, dont la ville, est condamnée pour sa pollution de l’air continue (8ème au classement des pires atmosphères polluées).

 

Les projets de bétonnage se multiplient : le prolongement du lien qui reliera l’autoroute A750 et l’A9 ainsi que grand contournement ouest de Montpellier permettent le développement de nouvelles zones commerciales et le renforcement de zones d’intérêt économique : le projet Oxylane avec un Décathlon sur des terres agricoles près de Saint Clément de Rivière, la relance d’une carrière par Lafarge Granulat à Combaillaux sur une zone de captage d’eau potable, l’agrandissement spectaculaire de deux ZAC à Bel Air (jusque là embryonnaires) dans une zone riche de biodiversité. Toutes ces activités augmentent le niveau d’émission de CO2, détruisent les espaces boisés, les terres agricoles, les écosystèmes avec leurs espèces patrimoniales et menacent les ressources en eau potable.

 

Une zone exceptionnellement riche en biodiversité va être détruite : en 2018, la Métropole de Montpellier a commandé une étude de biodiversité sur une des zones de construction du LIEN. La zone de Bel Air qui s’est avérée être une zone exceptionnellement riche en biodiversité au niveau national et européen. La Métropole a interdit la publication de cette étude pour pouvoir y construire le L.I.E.N. et une ZAC. Une cinquantaine d’hectares de zones naturelles et de terres agricoles sera détruite, ainsi que des mammifères, des chauve-souris, des oiseaux, des grenouilles, des amphibiens, 114 espèces protégées et 4 hectares de zone humide … Combien d’espèces détruirons-nous encore chaque jour en France pour des projets inutiles ?

 

Le L.I.E.N.

 

Ce projet qui date de 1980, la belle période du tout voiture et du mitage péri-urbain, c’est 35 000 voitures par jour, des milliers de camions venant de l’autoroute, des rotations de camions chargés de granulats et de déchets toutes les trois minutes (cf : l’étude d’impact de la relance de la carrière Lafarge de Combaillaux). Un trajet qui passe à 50 m des habitations, sur une zone de captage de l’eau potable du village de Grabels et qui endommage une zone de biodiversité. Le Département « aime les arbres » sur les panneaux publicitaires Decaux mais déboise 28 hectares de bois classé acquis dans les années 1980 grâce aux fonds verts européens pour créer la ceinture verte, censé être le poumon de Montpellier.

 

Construire de nouvelles routes pour désengorger l’entrée de la ville ne sera jamais une solution écologique ni durable. En effet plus l’on facilite la vie aux voiture individuelles plus leur nombre augmente par un effet d’appel d’air. Cette règle se vérifie d’ailleurs sur les premiers tronçons du L.I.E.N. Le Département prévoit déjà de doubler les voies (10 ans après leur construction) parce que celles-ci sont déjà saturées. Pour améliorer la qualité de l’air il faut diminuer les voitures individuelles et le fret par camion. Pour cela il faut permettre aux gens de changer de mode de déplacement (transports en communs efficients pour des déplacements quotidiens couplés à du télétravail etc.) et développer une autre offre de fret (nous avons sous la main des lignes de trains performantes).

 

Cette route va coûter 85 millions d’euros d’argent public pour détruire des habitats naturels, polluer l’eau et l’air, favoriser les incendies et les inondations. Ne gaspillons plus l’argent public pour des projets inutiles et polluants et investissons pour notre avenir.

 

Nous demandons l’abandon du projet et non pas un autre tracé détruisant des zones naturelles et menaçant la santé publique. Nous demandons une politique ambitieuse à toutes les échelles des instances démocratiques pour des transports en commun.

Place à la Mule

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