Dossier Spécial Lien 

Juin 2021

URBANISATION MASSIVE du NORD DE MONTPELLIER - PROPOSITIONS ALTERNATIVES AU MEGA LIEN

 

Le budget des transports et infrastructures domine largement toutes les lignes de dépenses publiques de la région Occitanie : 855 M€ pour les transports et infrastructures, contre 117 M€ pour l’agriculture ou 76 M€   pour l’aménagement du territoire, selon le budget 2021 de la région (Midi-Libre, 11 juin 2021).  Les plans Marshall d’infrastructure ont la vie longue, car ils sont pratiques pour décaisser et exécuter les budgets. Mais en quoi répondent-t-ils à la crise climatique, écologique, sociale et économique que nous vivons ?

Le cas du L.I.E.N (Liaison Inter-cantonale d’Evitement Nord) est symptomatique d’une dépense publique de 100 M d’Euros. Le dossier que nous avons réalisé doit permettre à chacun d’interroger ce projet routier en fonction des engagements politiques environnementaux et sociaux : Cette route contribue-t-elle à fluidifier le trafic ou à l’intensifier ? Encourage-t-elle les mobilités dites « douces » ou perpétue-telle le modèle du tout voiture ? Répond-t-elle aux objectifs de réduction de l’artificialisation des sols et de réduction des émissions de GES ? Quels aménagements urbains entraîne-t-elle ?

 

Pour que chacun puisse faire le lien et imaginer les dynamiques en cours au Nord de Montpellier, et plus largement dans notre région, nous mettons à disposition les résultats de nos expériences et de nos recherches sur le LIEN, cette route attendue depuis quarante ans. Nous avons animé de nombreux ateliers aussi bien botaniques qu’agricoles ou artistiques. Nous avons travaillé sur les schémas d’orientation territoriaux de Montpellier ou du Grand-Pic-Sain-Loup et sur de nombreux documents administratifs. Nous avons également conduit des enquêtes auprès de riverains, d’associations ou d’organismes publics. Enfin sur place, nous avons identifié le tracé du futur LIEN et des écosystèmes qu’il traverse et impacte.

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Brève histoire du projet routier du contournement Nord de Montpellier (L.I.E.N)

 

L’idée d’une Liaison Inter-cantonale Evitement Nord (L.I.E.N) émerge dans les années 1980. Ce projet routier porté depuis quarante ans par le Département est d’un autre âge. Il ouvre la voie à l’urbanisation massive du Nord de Montpellier et nie l’urgence climatique et la transition écologique et alimentaire. Le tronçon Nord-Ouest du LIEN suscite de nombreuses oppositions depuis trente ans, car il traverse des zones urbanisées et des espaces agricoles. Une première lutte aboutit à l’annulation de la déclaration d’utilité publique du LIEN au motif d’inexactitudes substantielles viciant l’information du public en 2013. Depuis l’obtention d’une deuxième déclaration d’utilité publique en 2015, les procédures juridiques en contentieux se poursuivent et font l’objet de recours auprès du Conseil d’Etat. Elles sont portées par des organismes directement impactés par la construction de ce tronçon : l’association des riverain.e.s du LIEN et la mairie de Grabels qui fait partie de la Métropole de Montpellier.

 

En janvier 2020, le Département de l’Hérault lance les travaux du LIEN Nord-Ouest : « un vrai carnage écologique » d’un bois classé. Le collectif SOS Oulala s’est alors constitué pour lutter contre le LIEN. Il a été rapidement rejoint par des personnes de différents horizons et des collectifs de défense de l’environnement comme  les groupes locaux de Greenpeace, Extinction Rébellion, ANV-COP21, Alternatiba. Ensemble, iels contestent le LIEN, car cette route est symptomatique d’une politique d’un autre âge. Le modèle de société fondé sur les routes et l’étalement urbain détruit les paysages, les cadres de vie, les ressources naturelles, nie l’urgence climatique. Les associations ont déposé un recours gracieux sur les espèces protégées en septembre 2020. Début octobre, la Maison de l’Ecologie et des résistances (MER) voit le jour : elle propose la création pacifique d’alternatives aux projets routiers. Mais le 22 octobre 2020 le Département expulse des citoyen.ne.s non violent.e.s et détruit au bulldozer la Maison de l’Ecologie et des Résistances lieu de rencontres et d’émancipation accueillant des initiatives militantes, culturelles et artistiques. Courant octobre et novembre 2020, le Département de l’Hérault publie un dépliant distribué dans toutes les boites aux lettres de Montpellier et des villages périphériques Nord en vantant les « bénéfices + » du LIEN et en accusant les opposants au projet du LIEN de propager des « FakeNews ».

Les réponses et les actions collectives s’organisent : ateliers, expositions, enquêtes, contre-assemblée, Vélorution, balades écologiques, conférences,  etc.

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Pour en finir avec la vision d’une métropole dévorante, les collectifs proposent des ateliers d’échanges transversaux animés par une diversité d’intervenants pour construire ensemble des alternatives. D’autres villes, comme Rouen, ont abandonné des projets de périphérique. Et si on prenait au sérieux les propositions citoyennes élaborées par la Contre-Assemblée Départementale en mai 2021, un mois avant les élections départementales!

Le LIEN = intensification du trafic et imposition du modèle tout voiture

  • Le LIEN confirme le constat des chercheurs : les routes appellent toujours plus de trafic et dix ans après sa mise en service, le tronçon du LIEN entre Saint-Gély-du-Fesc et les Matelles doit être doublé. Un trafic fluide ? Surtout intense !

  •  Le LIEN, une fois bouclé, reliera deux autoroutes : l’autoroute de Clermont- Ferrand (l’A750 à Bel-Air) à l’autoroute Sud, grand axe de trafic international entre l’Espagne et le reste de l’Union Européenne (A9 / A 709 à Baillargues). Il sera un contournement reliant deux autoroutes et non « une Liaison Inter-cantonale d'Evitement Nord » (LIEN).

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  • Le Département responsable des transports fournit une seule possibilité de se déplacer : la route. Seuls 3,75% des déplacements s’effectue en transports en commun au Pic Saint Loup : une seule ligne de bus au Nord de Montpellier.

 

  • Aucune piste cyclable n’est prévue le long du LIEN. Sortir de la dépendance automobile est un impératif politique et la loi d’orientation des mobilités de 2019 ne peut pas être ignorée.

 

Le LIEN = cheval de Troie pour bétonner massivement le Nord de Montpellier 

 

Le tracé du LIEN va de pair avec l’emplacement des zones d’activités économiques : le Département de l’Hérault ne peut ni l’ignorer, ni s’en défausser même si des divisions administratives existent entre la Métropole et les communautés de communes voisines. Les routes participent de l’étalement urbain et donc de la bétonisation !

 

Les schémas de cohérence territoriale et les documents de concertation publique l’indiquent :

  • « Le parc d’activités Ecoparc Bel-Air à Vailhauquès s’étendra à terme sur une superficie d’environ 50 Hectares. Il se trouve à proximité directe de l’A750 et du futur dernier tronçon du LIEN qui relie l’A750 à l’A9 au nord de la ville de Montpellier […] Le LIEN […], génère des opportunités de développement économique plus importantes […] et constitue des portes d’entrées du territoire depuis la Métropole de Montpellier ».

  • Sur le territoire de la Métropole, la zone d’activité du Mijoulan s’étendra sur 22ha et se développera la « polarité économique soumise à procédure spécifique » de la zone de Naussargues-Bel air.

  • Sur le territoire du Grand Pic Saint-Loup, l’exploitation de la carrière Granulats Lafarge de Combaillaux actuellement en sommeil étendra ses capacités d’exploitation et de production dès que le LIEN entrera en fonction.

  • Encore sur le territoire du Grand Pic Saint-Loup, le projet Oxylane à Saint-Clément-de-Rivière situé à 2 km d’un des échangeurs du LIEN prévoit de bétonner plus d’une vingtaine d’hectares agricoles.

 

Le territoire est dynamité par l’intérêt des groupes économiques. Les paysages patrimoniaux du Grand Pic Saint-Loup sont sous la pression de l’urbanisation. Le Nord de Montpellier qualifié de Grand amphithéâtre de nature par le SCoT de la Métropole sera sacrifié.

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Source : Montpellier Méditerranée Métropole, 2019

 

Le Département de l’Hérault maître d’œuvre du LIEN avec la Métropole de Montpellier Méditerranée et la Communauté des Communes du Grand Pic Saint-Loup sont interpellés par le collectif : ces autorités territoriales imposent un modèle de société périmé.

 

Le LIEN = Inaction climatique

  • Le trafic routier est le principal émetteur de gaz à effet : entre 54% et 50% sur l’aire Métropolitaine de Montpellier.

  • Les concentrations de dioxyde d’azote suivent les grands axes routiers.

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  • Le LIEN est un « aspirateur » à trafic qui augmente l’empreinte carbone 

    • La carrière de Lafarge Granulats située à un kilomètre d’un des futurs échangeurs du LIEN prévoit 160 A/R de camions par jour.

    • Les bassins d’activités économiques de Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Clément- de- Rivière, Juvignac et Saint-Georges d’Orques une fois connectés au LIEN draineront les voitures en provenance de l’Ouest, du Nord, de l’Est et du centre de Montpellier.

    • Avec le LIEN le trafic international autoroutier s’effectuera pour partie par le Nord de Montpellier.

 

  • Le LIEN contribue à l’augmentation des embouteillages 

    • Le LIEN n’échappe pas à la règle du trafic induit :   les reports d’itinéraires et les reports modaux seront annulés par cette nouvelle offre routière.  

    • Comme tous les périphériques, il sera saturé de voitures et de camions aux heures de pointe. Le LIEN concentre, intensifie et encourage à aller toujours plus loin !

 

  • Avec l’intensification du trafic, le LIEN participe à l'augmentation la production de gaz à effet de serre qui s’accumulent dans l’atmosphère, quelles que soient les échelles. Couper les forêts en deux pour construire de nouvelles infrastructures routières ne répond pas à l’obligation de réduction des émissions.

  • La Métropole de Montpellier comme d’autres agglomérations, dépasse systématiquement les valeurs limites des seuils réglementaires. Elle a été mise à l’index en 2018 par la Cour de justice de l’Union Européenne et en novembre 2020 par le Conseil d’Etat.

Le levier pertinent pour répondre à l’urgence climatique est de diminuer le trafic et non l’inverse. L’inaction climatique engage la responsabilité des autorités territoriales dont celle du Département de l’Hérault.

Le LIEN = impacts sur les espèces protégées et destruction du vivant

 

  • Une dérogation autorisant l’altération ou la destruction des habitats de 109 espèces protégées a été accordée par le préfet en 2019, pour que le futur LIEN soit conforme à la loi environnementale. Six espèces ont échappé au dossier de demande de dérogation et un recours gracieux a été déposé auprès du Préfet de l’Hérault le 22 septembre 2020 par les organisations environnementales locales de Montpellier. Il lui est demandé de suspendre le projet du LIEN du fait de ces manquements.

 

  •  Le LIEN coupe un corridor écologique de trame verte (29 ha de milieux forestiers) et traverse une zone de danger du plan de prévention des risques d’incendie et des feux de forêts. Les routes ne sont ni des pare feux, ni des régulateurs d’écosystèmes. Lorsqu’elles coupent une forêt en deux, elles accentuent l’artificialisation des sols et brisent les équilibres écologiques.

 

  • Le tracé du LIEN passe sur des zones inondables (Pézouillet et Mosson) et augmente les surfaces bétonnées aux endroits exposés aux risques d’inondation comme ont pu le constater à leurs dépens les habitants de Grabels en octobre 2014 (Grabels, 2014). Il imperméabilise les sols en créant des tunnels, des routes, des ponts, des remblais. Cette augmentation des surfaces de ruissellement rapide des eaux superficielles pose question alors que les épisodes cévenols se multiplient et gagnent en intensité.

 

  • Le tracé du LIEN passe dans le périmètre rapproché du forage en eau potable du « Pradas » qui alimente Grabels. Les risques de pollution de l’eau potable de la commune sont un des motifs qui explique les procédures juridiques en cours à l’encontre de la déclaration d’utilité publique du LIEN conduites par la mairie de Grabels.

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Le LIEN = recul des espaces naturels et agricoles

  • A elle seule la surface bitumée de la route représente 10 ha mais l’emprise du projet représente plus de 70 hectares dont 40 ha de zones naturelles et 30 ha de zones agricoles. Les paysages patrimoniaux du Grand Pic Saint- Loup, la biodiversité, les espaces naturels et agricoles sont menacés.

  • Les acquisitions foncières réalisées par le Département condamnent toute possibilité future de mise en culture. Plus de 100 ha de terres agricoles sont menacées par le LIEN uniquement au niveau d’un des futurs trois échangeurs du LIEN. Les plaines et les plateaux sont les zones privilégiées pour les hangars commerciaux et les dessertes par camions. 

 

  • Ce sont des centaines d’hectares de terre agricoles qui disparaissent au nom d’une écologie « non punitive » prête à relancer « le plan Marshall Bis » pour mieux bétonner la Région. « Les bâtiments et les travaux publics, sont le pétrole de la Région Occitanie », affirme le conseiller régional Occitanie, C. Assaf lors d'une visio-conférence publique portant sur la dite 'Transition écologique et travaux publics" (6 mai 2021).

Pour en savoir plus, consultez notre enquête Spécial Agriculture

Le LIEN = objections juridiques et citoyennes niées

  • Dépenser près de 100 millions d’euros pour réaliser le LIEN va à contre-courant des engagements Zéro artificialisation des sols et tourne le dos aux politiques de diminution de l’empreinte carbone et de transformation des mobilités.

  • Si ce dernier tronçon se réalise, seule l’offre de transport routier sera activée : aucun mode actif, aucun évitement de déplacement n’est envisagé. Déposer des recours contre une institution est un droit, surtout quand elle ne remplit pas ses obligations climatiques : réduire l’empreinte carbone de 40% d’ici 2030 et arriver à la neutralité carbone d’ici 2050 constituent des engagements et des responsabilités qui exigent des changements immédiats des politiques de mobilités.

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Le LIEN = En Bref

  • Un Méga-périphérique autour de Montpellier

  • Une liaison entre deux autoroutes internationales (A9 et A750)

  • Un blanc-seing donné par nos autorités territoriales aux entreprises de travaux publics pour développer la ZAC de Bel Air (zone naturelle exceptionnelle en Europe), pour construire un Décathlon avec une zone commerciale à Saint Clément de Rivière (projet Oxylane), pour relancer l’exploitation de la carrière de Combaillaux par Lafarge Granulat et faciliter l’implantation de lotissements.

  • Près de 100 millions d’Euros d’argent public dépensés pour détruire les écosystèmes, urbaniser massivement et accélérer la crise climatique.

  • La Métropole de Montpellier et le Département de l’Hérault veulent construire la route d'hier !

 

Conséquences pour nous tous.tes 

  • Un trafic accru 

    • 25 000 voitures par jour en plus.

    • Des centaines de camions sur les bretelles autoroutières.

    • 1 camion toutes les 3 min depuis la carrière de Combaillaux.

 

  • Un air irrespirable

    • Le trafic routier est responsable de 54% des gaz à effet de serre

    • Le dioxyde d’azote s’accumule sur les grands axes routiers

    • Combien de cancers ?

    • La pollution de l’air tue 800 000 personnes par an Europe (Source /european Heart Journal, Mars 2021)

 

  • Un patrimoine naturel et agricole détruit

    • Destruction du réservoir de biodiversité et des paysages Nord de Montpellier.

    • 115 espèces protégées menacées de destruction.

    • Des centaines d’ha de terres agricoles et de zones naturelles détruites pour les futures zones d’activité.

    • Une artificialisation accrue des sols et un paysage urbanisé

 

  • Un territoire aux mains de qui ?

    • Seule l’offre du transport routier est activée par nos autorités territoriales : les citoyen.ne.s sont condamné.e.s à prendre leurs voitures, puisqu’il n’y a ni piste cyclable, ni piétonne, ni transport en commun prévu le long du tronçon du LIEN.

    • Les dynamiques agro-écologiques et les circuits courts sont remisés au placard car les écosystèmes sont fragmentés et les terres fertiles coupées par le tracé du LIEN.

    • Les groupes économiques du foncier, des BTP poursuivent leur logique d’extraction et d’exploitation des ressources naturelles. Les routes appellent toujours plus de trafic et toujours plus de routes. Les périphériques sont infinis. Nos autorités territoriales se taisent et l’urbanisation massive du Nord de Montpellier a le feu vert.

Nos propositions = Changer d’approche immédiatement

  • Réduire le trafic par une offre de transports accessibles et une sécurisation des départementales

    • Ouvrir des voies de bus réservées, augmenter les fréquences, varier les types de transports en commun proposés (minibus, navettes), adapter les circuits aux besoins.

    • Réaliser des voies adaptées à divers types de mobilités actives : cyclistes, piétons, personnes à mobilité réduite.

    • Améliorer, sécuriser les départementales existantes (revêtements, bas-côtés etc.) et créer des pôles d’échanges multiservices et multimodaux en amont des lignes de bus et près des lieux de vie.

 

  • Construire des structures décentralisées et horizontales garantissant les diverses qualités de vie

    • Créer des proximités entre les producteurs et les consommateurs est un des engagements pris par la Métropole de Montpellier en vue de la transition alimentaire : circuits courts, marchés locaux et installation d’unités de production agricole de proximité etc.

    • Relocaliser le travail, encourager les horaires décalés et le télétravail pour que s’évaporent les embouteillages.

    • Etendre les zones à faible émission de gaz à effet de serre au péri-urbain

    • Développer des franges où s’organisent des résistances culturelles, sociales, économiques, écologiques.

 

  • Interroger les politiques territoriales

    • Conditionner les accès aux financements des collectivités territoriales aux impératifs de réduction du trafic et de diminution de l’artificialisation des sols.

    • Encourager les assemblées citoyennes pour imaginer des modes de vie ensemble variés et évolutifs.

    • Dénoncer le Greenwashing : faire une route en utilisant de la résine de pin, ne signifie pas réduire la pollution!

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Qui sommes-nous ?

Le collectif SOS OULALA s’est constitué en février 2020 à la suite des travaux de déboisement de la forêt du bois du Mas de gentil pour la réalisation du dernier tracé du LIEN (Liaison Inter-cantonale d’Evitement Nord de Montpellier). Quand les tronçonneuses commencent à couper les arbres, quand ce vieux projet routier des années 1980 se réveille quarante ans après, alors qu’on le croyait enseveli sous les procédures juridiques conduites depuis vingt ans, le collectif SOS Oulala s’organise. Individus et associations interpellent, informent, agissent sans plus attendre.

Quelques exemples d’actions 

  • Avec les groupes locaux de Greenpeace, Extinction Rébellion, ANVCOP21, Alternatiba, France Nature Environnement-LR, des courriers sont adressés aux élus du Département. Un nouveau recours juridique est déposé auprès du préfet. Ce dernier porte sur la dérogation aux espèces protégées obtenue en 2019 : 6 espèces sont constatées sur place, dont la Loutre d’Europe qui ne figure pas dans la dérogation.

  • Avec Vélocité nous avons effectué le trajet pendulaire Montpellier-banlieue Nord. La Vélorution, c’est possible !

  • Les arbres se sont déplacés jusqu’au Département de l’Hérault pour rappeler au Président qu’une forêt ne se coupe pas en deux !

  • Après la Contre-Assemblée Départementale organisée avec les groupes locaux de Greenpeace, Extinction Rébellion, ANVCOP21, Alternatiba et l’Union Communiste Libertaire, les Propositions Alternatives au LIEN ont été adressées à tous les candidats des départementales de l’Hérault.

  • La recherche de confluences est permanente : ateliers de création, séminaires de réflexion, balades botaniques animent le quotidien. Des Vidéos sont réalisées et partagées.  Des expositions et des débats sont organisés dans des salles ou sur le tracé du LIEN.

 

 

Mobilisons-nous

En 2021, présenter le LIEN comme un projet écologique c’est du greenwashing manifeste. Le LIEN ne peut être une route durable, car ce qui est durable c'est la pollution et les vagues de béton qu’il va engendrer. Le Département de l’Hérault avec la Métropole de Montpellier et la Communauté de Communes du Grand-Pic-Saint-Loup veulent bétonner massivement le Nord de Montpellier comme ils l’ont fait au Sud.

 

Le LIEN est leur cheval de Troie ! Arrêtons la déforestation et dénonçons les projets d’un autre temps. L’urgence climatique est là. La justice sociale et environnementale passe par des changements concrets.

 

Ensemble, individus, militant.e.s et organisations environnementales et citoyennes demandent l’arrêt du LIEN qui va à contre-courant de l’histoire : au lieu d’opter pour la réduction du trafic, la diminution des émissions de GES ou l’arrêt de l’artificialisation des sols et de la destruction des terres agricoles, le LIEN intensifie le trafic routier et artificialise les espaces verts du Nord de Montpellier.

 

Ils dénoncent le modèle du tout voiture et du tout béton et demandent aux institutions d’agir en responsabilité pour modifier la trajectoire carbone, diminuer l’empreinte écologique et envisager de nouvelles formes de vie. Il est temps de changer de cap !

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