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Action contre la politique de Greenwashing du Département, nouvelle forme de climato-scepticisme.

Dernière mise à jour : 14 nov. 2023

Une petite équipe d’action composée des collectifs ExtinctionRebellion, Bloque TonPeriph et Sos Oulala est venue ce 13 novembre dans l’enceinte du Département pour se moquer du Greenwashing du Département de l’Hérault.


Cette action s’est tenue le jour de la réunion annuelle de l’assemblée départementale portant sur le développement durable.

Un tas d’huitres a été déversé devant l’entrée du hall central, et un discours a été prononcé et filmé.

Les huitres font référence au greenwashing du département qui a fait une campagne de publicité sur le béton en bitume d’huitre mais continue de construire le L.I.E.N., un projet routier climaticide. Abandonner le lien et le COM, projet toxiques d’un autre temps est la seule position responsable et raisonnable. C’est la seule vraie mesure écologique et durable. Le reste c’est peindre en vert le cimetière du vivant.




Le GREENWASHING EST LE NOUVEAU CLIMATO-SCEPTICISME DU DEPARTEMENT

Nous sommes ici pour célébrer la réunion annuelle de l’assemblée départementale du développement durablequi se tient ce matin au Département de l’Hérault. Réunion importante et moment de bilan au moment même où à Dubaï va se tenir la réunion de la COP 28 qui doit elle-même statuer sur les efforts faits en matière de réductions des émissions de gaz à effet de serre, protection de la biodiversité et résilience des sociétés et des écosystèmes au changement climatique.

Comment le département de l’Hérault se situe-t-il dans ce grand moment de bilan?Et bien ce conseil départemental prend à peu près autant ses responsabilités que les pétroliers de Dubaï.


LE LEURRE DES ROUTES ECOLOGIQUES

Nous sommes venus saluer ce moment en amenant notre lot d’huitres pour contribuer modestement au effort écologique du département qui ne cesse d’innover: le bitume d’huitres, le bitume en résine de pin, le bitume magique. Le département nous propose tout un éventail d’innovations qui ne sont pas encore au point mais qui font fonctionner les industries à haute technologie. La nature y est morte. Enfin ça fait de belles affiches de com.Comme «l’ecureuiloduc» -un pour tout le département, avis aux écureuils il faudra bien viser-, et les incroyables poissons gloutons, qui sont en réalité de simple poubelles…. Avec ça on est sauvé!?

La génération de routes écologiques est un leurre: plantations d’arbres trop grands qui meurent rapidement, huitres enrobées dans le bitume, replantations expérimentales d’espèces protégées sont quelques une de ces mesures cosmétiques brandies par le marketing vert.


LA CONSTANCE DE LA DESTRUCTION

Malgré l’évidence toujours plus criante du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité dont le transport routier est l’une des causes majeures, malgré l’impact effroyable de ce même transport routier sur la pollution de l’air (plusieurs dizaines de milliers de morts par an selon Santé Publique France), malgré les avis très critiques de l’autorité environnementale sur le projet du LIEN, malgré la mobilisation citoyenne, le Département de l’Hérault entend poursuivre la construction du périphérique nord de Montpellier, le LIEN, au mépris de ses conséquences aussi certaines que prévisibles: explosion du trafic (comme dans le cas du doublement de l’A9), accélération de l’urbanisation de zones encore naturelles ou agricoles (comme dans le sillage de l’A750), augmentation exponentielle de l’étalement urbain et des embouteillages, etc. Pire, en prévoyant de goudronner un nouveau pan du territoire, il prétend agir pour préserver l’environnement.

Ce développement n’est pas durable. Laseule chose durable c’est leur constance méthodique à détruire le vivant en poursuivant la logique dépassée des années 80 avec des aménagements à la marge.Leur«développement durable» c’est dynamiter des collines, stériliser à jamais des sols plein de vitalité, arracher des milliers d’arbres, polluer notre air et notre eau sous des hectares de béton.


LE LIEN =+ D’EMBOUTEILLAGES, + DE POLLUTION, + DE GES

Vous nous dites que le LIEN est écologique parce qu’il réduit les embouteillages, c’est faux.

Un périphérique sans embouteillages ça n’existe pas, pas plus qu’une huitre à vélo,ou une route écologique. Celui-ci n’y fera pas exception.

A l’heure ou l’essence est à 2 euros, oùles gens sont étranglés par les crédits et l’inflation, les enfermer dans une logique oùils seront toujours plus dépendant de la voiture pour aller travailler, amener les enfants à l’école, se faire soigner et faire leurs courses,est une insulte à votre mandat. Vous êtes en train de construire un axe qui oriente tout unmode de vie autour de la voiture, c’est une décision irresponsable qui montre votre incapacité à vous adapter aux enjeux d’aujourd’hui.

Au niveau national, les transports sont responsables deplus 30% des émissions de gaz àeffet de serreet c’est le seul secteur qui continue d’augmenter le volume de ses émissions. 50% de la capture du

carbone par les écosystèmes en France ont disparu dans les 15 dernières annéesà cause de l’artificialisation(C. Cassou, 2023),

Le département ne répond pas aux exigences de REDUCTION du volume des GES: entre la construction et son usage le LIENva produire 40 000 tonnes de CO2 à la constructionet 25 000 par an. Sans prendre en compte l’étalement urbain. En bétonnant les sols nous perdons chaque jour des capacités d’absorption, de résilience vis avis des inondationset de stockage de carbone.


AUCUNE POLITIQUE ECOLOGIQUE, AUCUNE COMPENSATION

L’idéal économique du Département c’est le développement du transport de longue distance,les camions de fruits et légumes, de vin ou d’huile d’olive d’Almeria vers Rotterdam et l’Europe du Nord. Construire un axe structurant aujourd’hui c’est construire les fondations d’un édifice toxique d’urbanisation et de transport de marchandise longue distance.

Le département se cache derrière son petit doigt en disant qu’il n’est pas responsable des conséquences en chaîne. C’est bien lui qui construit ces fondations et personne à sa place ne pourraitle faire, il a donc une immense responsabilité.

Le département répond lorsqu’il artificialise les terres par des projets de compensations. Maisles compensations du LIEN n’existent pas. On ne compense pas la destruction des écosystèmes en bonne santé, indispensable à notre survie. La compensation est scientifiquement très critiquée, nous ne pouvons pas avec de l’argent recréer des écosystèmes. Seulesles millions d’années d’évolution le peuvent.

La compensation est une chimère comptable qui est lourde de conséquences.Elle fait croire qu’on peut annuler l’impact écologique du carnage en cours et continuer le business as usual.


UNE CHAINE DE MENSONGES DANGEREUSE

Ne pas prendre la mesure desconséquences de la situation est déjà très grave en soit. Mentir en disant que l’on prend l’écologie au sérieux tout en vidantles motsde leur sens est plus grave encore.C’est un peu comme les entreprises de pétrole et de gaz qui disent soutenir l’objectif de l’accord de Paris,limiter la hausse des températures à1,5 ou en dessous de 2 ° Celsius, tout en investissant dans l’exploration de nouveaux champs pétroliers ou gaziers. A ce stade,le mensongeest une forme nouvelledu climato-scepticisme: il brouille les pistes, fait croire que tout peut continuer comme avant, malgré les faits.

La chaine de mensonge est grave; elle est grave car elle ralentit ou décourage l’action, entame la confiance dans les institutions, et engendre un fatalisme. Au moment oùles solutions doivent être misesen oeuvre par tous, le greenwashing est dangereux, il pervertitla réalité, paralyse et polarisele débat public:l’écologie punitive contre la croissance heureuse, les élites contre le peuple...


UNE SEULE SORTIE POSSIBLE: LE MORATOIRE

S’obstiner dans la construction du LIEN est une trahison de votre mandat, de vos engagements. Vous nous devez demettre tout en œuvre pour garantir nos conditions de vie et celles des générations futures. Vous êtes censés être nos représentants mais vous vous comportez comme les lobbyistes du pétrole.

La vrai mesure écologique est d’abord de ne pas faire, «ne pas faire de mal», principe qui est inscrit dans le droit européen, abandonner les projet toxiques imaginés dans un autre temps. C’est le premier devoir de responsabilité de nos représentants.

Abandonner le lien et le COM, projet toxiques d’un autre temps est la seule position responsable et raisonnable. C’est la seule vraie mesure écologique et durable. Le reste c’est peindre en vert le cimetière du vivant.




🧵 Revue de Presse Sos Oulala -


La vidéo en direct du discours


LA LUTTE POUR UN MORATOIRE SUR LES PROJETS ROUTIERS CONTINUE

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