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Contournement Nord de Montpellier (LIEN) : un vieux projet sans avenir, une aberration écologique

Un projet de Méga-Périph livré en tranches

Le L.I.E.N. (Liaison Inter-cantonale d'Évitement Nord) — vendu depuis les années 1980 comme une petite route pour relier les villages, fait partie d’un projet de méga-périphérique encerclant Montpellier : après le Sud (A9/A709), le Nord (L.I.E.N.), l’Ouest (COM) et l’Est.




Depuis 2008, deux sections sont en débat :

· La section Castries/A9 (à l’étude depuis 2008)

· La section de Saint-Gély-du-Fesc/A750, fait l’objet de luttes et de recours depuis 2008. Or, depuis, l’opinion des citoyens a changé : si la consultation de 2013 donnait 79% d’avis favorables au projet, celle de 2022 donnait le résultat inverse : 80% d’avis défavorables lors de la consultation de 2022

Or, le Département et Préfecture font comme si rien n’avait changé et ne donnent pas les résultats de la consultation de 2022. Ils tournent le dos aux engagements de transition écologique. Ils affirment que les enjeux climatiques sont «anachroniques» et nient les inquiétudes de la M.R.A.e. (Mission Régionale d’Autorité Environnementale), dont l’avis de 2021 est très critique sur le projet.


Un projet contraire aux enjeux climatiques


Plus de bouchons, plus d’émissions

Non, le L.I.E.N. ne résoudra pas les problèmes d’embouteillages !

C’est un phénomène documenté par les géographes et urbanistes depuis plus de 40 ans, partout dans le monde, le trafic induit : toute nouvelle infrastructure engendre l’augmentation du volume de trafic, de nouveaux déplacements et leur allongement. La saturation de la nouvelle route prendra entre 3 et 10 ans, on l’a bien vu avec l’A750 ! Le L.I.E.N. est un maillon du Méga-Périph (Nord, Ouest, Est et Sud) reliant l’autoroute remontant vers Clermont-Ferrand puis Paris (l’A750 à Bel-Air) et l’autoroute A9, grand axe de trafic international entre l’Espagne et le nord de l’Union Européenne.

Le L.I.E.N. va augmenter le trafic de transit pour les camions de marchandises, et permettre le report du trafic du centre de Montpellier vers la périphérie. Or ces augmentations du volume de trafic, notamment des camions, ne sont pas comptabilisées dans l’étude d’impact. Les émissions de carbone et leur augmentation sont ignorées. Les pollutions sonores, visuelles et respiratoires sont sous-estimées. Un périphérique sans embouteillages, sans effets environnementaux, ça n’existe pas !


Une aggravation de l’étalement urbain

Le L.I.E.N. est l’infrastructure maîtresse, qui rend possible la prolifération du béton : entrepôts logistiques, hangars, Zones pavillonnaires et lotissements. C’est ce que le Département appelle « meilleure desserte, meilleure attractivité ».

L’expansion de la métropole va se poursuivre au Nord. Quid de la « ceinture verte » ?

· Destruction des paysages, cours d’eau menacés, collines dynamitées.

· 30 000 arbres arrachés

· 80 ha de terres naturelles et arables sous l’emprise du L.I.E.N.

· Des centaines d’hectares agricoles à bétonner par les ZAC en embuscade autour des échangeurs. 3 échangeurs sur 8 kms, dont le plus grand de tout l’Hérault c’est beaucoup pour une desserte locale !


Où irons-nous nous promener dans 5 ans ?


Des compensations sans évitements

· 5 000 espèces non protégées ne sont pas évitées.

· 136 espèces protégées sont « compensées » c’est-à-dire détruites légalement (deux permis à détruire ont été obtenus, en 2019 et 2021) ou objets de transplantation ailleurs.

· Les écosystèmes sont coupés en deux par un projet routier dévastateur.

· Les grands axes routiers sont exclus du calcul d’émissions carbone !


Aucune alternative au « tout voiture »

· Aucun transport collectif efficace

Aucune voie n’est réservée aux transports en commun sur les deux pénétrantes vers Montpellier.

Aucun accès direct aux transports de la Métropole n’est prévu : On est à 5 kms de la connexion la plus proche du Tram de la Métropole (Arrêts Occitanie ou Euromédecine) depuis les deux mini-parkings relais (220 et 27 places respectivement prévues à St-Gély-du-Fesc et Grabels).


· Aucun aménagement pour d’autres modes de déplacement

Ni trottoirs ni pistes cyclables sur les départementales adjacentes aux échangeurs du L.I.E.N. : aucun accès n’est prévu aux mini-parkings relai des échangeurs depuis les villages environnants.


Le L.I.E.N. bloque les accès aux chemins existants : l’échangeur de Grabels dresse une muraille de 7 mètres de haut sans aucun passage transversal piétonnier ou cyclable. Les 4 ou 5 kms du quotidien ne peuvent se faire qu’en voiture entre les communes proches du L.I.E.N. (Valhauques, Murles, Combaillaux, Grabels nord, St-Gély-du-Fesc nord) : lycéens, parents et habitants sont prisonniers d’une offre de transport unique.


Appel à Mobilisation !


La dernière tranche de travaux du L.I.E.N. (entre Combaillaux et Bel-Air) est annoncée pour octobre 2023 : une fois bouclée, le L.I.E.N. deviendra un périphérique connectant deux autoroutes et non une « Liaison Inter-cantonale d'Évitement Nord » desservant de petits villages.

14-15 octobre : Week-End « Bloque ton périph ! »

Montpellier


Cette section générera :

· Une déferlante de camions et de voitures,

· Une constellation de projets écocides à venir (ZAC, entrepôts logistiques, carrière, lotissements)

· Une expansion de la Métropole de Montpellier et l'asphyxie des territoires.


Avec la « Déroute des Routes », nous demandons un MORATOIRE sur ce dernier tronçon du L.I.E.N. et sur 50 autres projets routiers en France.


Consultez notre site de la déroute des routes


Vous pouvez consulter et télécharger la version en pdf de ce post et le diffuser autour de vous et dans vos réseaux. Ce texte est la réponse du collectif Sos Oulala à la brochure de 6 pages en faveur du LIEN éditée en juillet 2023 par le Conseil départemental de l’Hérault envoyée aux communes du Département pour qu’elles la distribuent à leurs administrés. Cette brochure est remplie d’omissions et de contre-vérités.

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